Peter Pan de Simon Rousseau

PeterPanPeter Pan est un des excellentes livres des contes interdits des éditions AdA. C’est sans contredit une des histoires les mieux ficelées de cette série; une histoire où chaque détail est important et qui ne laisse aucune question sans réponse.

SYNOPSIS

Jacques Dolan, surnommé Hook à cause de son bras sur lequel ne se dresse qu’un crochet, est un enquêteur retraité du SPVQ. Une de ses anciennes amantes le contacte afin qu’il enquête sur la disparition de Wendy Gauthier et de ses deux jeunes frères délinquants. Alors que des citoyens se suicident par dizaine, épris par une certaine drogue dangereuse leur donnant l’impression d’être capable de voler, la question se pose : est-ce ce sort qui guette les Gauthier? Les recherches de l’ancien détective le mèneront à Neverland, un lieu ayant fait plusieurs victimes et où des atrocités perdurent.

 

PREMIÈRE ET QUATRIÈME DE COUVERTURE

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TABLEAU RÉSUMÉ

  Peter Pan
Auteur Simon Rousseau
Genre Policier-horrifique
Prémisse Hook enquête sur la disparition de trois adolescents alors qu’une vague de suicides s’abat sur la ville.
 

Avertissements

Pédophilie, violence envers les enfants et les animaux, cannibalisme
Émotions ressenties Curiosité / Dégoût
Force Finale impeccable qui surprend sans être « imprévisible ».
Une phrase pour décrire le roman Un récit bien ficelé et intrigant, qui ne laisse aucune question sans réponse.
Faiblesse Utilisation des termes « Black » / « Noir »… Qualificatifs plutôt offensants à mon avis pour décrire ce qu’on imagine être l’unique personne de couleur de ce livre.
Appréciation personnelle 8/10
Niveau d’horreur 3/5
Niveau de gore 5/5
Niveau de conte 4/5
Mention honorifique La meilleure finale

Pour le tableau complet qui compare les quatre contes interdits des éditions AdA, cliquez ici!

LES HAUTS

S’inspire beaucoup du conte

Bien qu’il s’agit d’un roman plutôt policier qu’horrifique, je crois qu’il a quand même sa place dans les contes d’horreur. Des enfances souillées, des humains en captivité et plusieurs scènes de tortures gores et terrifiantes! Le fait qu’il soit relativement près du conte originel est une force considérable selon moi.

Une histoire originale et complexe

Jamais je ne me serais attendue à ce qu’il se passe ce genre de choses à Neverland! Ce lieu qui devrait être un paradis pour enfants… C’est inattendu. Et on ne se contente pas ici d’une seule trame d’histoires; il y a en parallèle avec la disparition des adolescents, des enquêtes sur une drogue qui sévit à Québec, du marchandage d’enfants, du cannibalisme…Et j’en passe! Une histoire extrêmement bien ficelée qui s’établit sans presser les choses tout en nous gardant en haleine.

Un début de roman accrocheur

Les deux premières phrases du premier chapitre marque le pas sans gêne, nous donnant tout de suite envie de continuer :

« Jacques Dolan avait souvent eu l’occasion de voir des cadavres. Ayant fait partie des forces de l’ordre pendant plus de 15 ans, il en avait vu des morts de toutes sortes : étranglés, poignardés, fusillés, égorgés, noyés, pendus, découpés…, mais il avait rarement vu des corps s’apparentant davantage à une flaque d’hémoglobine et de merde qu’à une entité faite de chair et d’os. »

Finale impeccable

Une finale impeccable; ma préférée. Elle est étonnante, mais pas inattendue. Elle reprend certains détails de l’histoire. Elle est percutante sans être trop complexe. Parfois, on veut en faire trop et ça gâche tout. N’ayez crainte, ce n’est pas le cas ici. Chapeau à l’auteur!

 

LES BAS

Il ne s’agit que de quelques pages, mais l’auteur choisit d’utiliser les termes « Blacks » et « Noirs » comme nom commun pour désigner la seule personne de couleur du livre. S’il s’agissait des pensées ou des paroles d’un personnage, ça « passerait », mais ici ce n’est pas le cas; ce sont les mots du narrateur omniscient. Je trouve cela personnellement dommage, mais il s’agit peut-être d’une déformation professionnelle… Étant intervenante psychosociale, je suis sensible à ce genre de choses. Par chance qu’il ne s’agit que d’un passage et que cette utilisation n’est pas systématique dans le livre!

AUTRES CRITIQUES

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APPRÉCIATION GÉNÉRALE : 8/10

J’ai vraiment aimé ce livre! Il est intrigant et gore à souhait. Pourquoi 8/10? Eh bien, tout simplement parce que je préfère grandement les romans d’horreur qui font « peur » à ceux axés sur le gore. Le sentiment de peur n’est toutefois pas absent de cet excellent conte interdit. Il n’en manque qu’une petite touche pour répondre à mes besoins. C’est toutefois bien personnel. Parfois on se contente de faire gicler du sang et des boyaux sans se soucier de l’ambiance, ce qui n’est pas du tout le cas ici! Ce qui est certain, c’est que les amateurs de gore seront servis! C’est un roman bien dosé qui m’a permis de m’évader de mon quotidien sans trop m’angoisser. Bonne lecture!