Une lueur d’espoir

Il est assez rare que je me confie sur ce blogue, mais je vais faire une exception pour cette fois. Comme beaucoup d’autres auteurs, j’ai plusieurs projets en parallèle et l’un d’eux, que je croyais mort dans l’œuf, est revenu à la vie hier. Hé oui! Je vais rester brève, car le projet est présentement en processus de validation, mais il s’agit d’un roman de science-fiction. C’est le projet auquel je tiens plus que tout. Il est particulièrement spécial pour moi, car il s’agit de mon premier livre écrit à quatre mains, en collaboration avec nulle autre que Withney St-Onge, mon homologue Fille de joual. Alors, vous imaginez le portrait: une co-écriture avec une amie de longue date, un travail acharné d’écriture et de réécriture (4 ans déjà) et un rêve. Pas besoin d’expliquer, vous comprenez bien de quoi je parle. Après un an d’attente, nous avons finalement reçu une réponse de la part d’une maison d’édition.

Ne vous en faites pas, nous avons bien sûr reçu en 4 ans plusieurs réponses d’éditeurs, mais toujours négatives, ou avec un gros bémol. Chaque fois, ceci remettait en question notre texte. Je dirais même que nous nous remettions en question nous-mêmes. Mais il y a deux mois, enfin, alors que nous n’avons jamais cessé d’améliorer notre manuscrit en fonction des quelques commentaires d’éditeurs et de nos bêta-lecteurs, un professionnel du milieu a remarqué notre texte. Tout a commencé il y a trois mois de cela, alors que l’éditeur en question requerrait notre manuscrit complet après avoir consulté notre synopsis et quelques pages. Un espoir naissant a pris forme en moi et en Withney. Dans ce genre de situation, j’essaie toujours de ne pas me créer d’attente, de rester les pieds sur terre. Ce projet d’écriture est pour moi très cher et je voudrais éviter d’être déçue.

Et pourtant, je suis forcée d’y croire. Pendant de longues semaines, Withney et moi croisons les doigts et rêvons à un avenir prometteur. C’est plus fort que nous. Quand enfin, la réponse fatidique vient à tomber. Une proposition de contrat d’édition? Non. Un refus total? Non plus. C’est plutôt une sympathique proposition d’ajustements qui nous a été faite. Je ne serais pas prête à dire que le travail garantirait une publication à la fin. Je reste tout de même convaincue que si un éditeur prend le temps de pondre une liste de commentaires constructifs pour qu’un manuscrit s’améliore à ses yeux, c’est qu’il l’a trouvé, au départ, pas si mal. J’irais même jusqu’à dire qu’il y a décelé un certain potentiel.

Voilà tout juste ce qu’il faut pour relancer ma détermination folle. C’est parti pour un autre mois de réécriture. Alors que je connais par cœur chaque mot de ce texte, voilà qu’il faut l’ajuster. «Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage» selon Nicolas Boileau. Le travail ne fait que commencer! Vous découvrirez la suite au prochain épisode :-).