5 anecdotes cocasses au Salon du Livre de Montréal

slmEn ce fameux mois de novembre, nous avons eu le grand bonheur de participer au Salon du Livre de Montréal en tant que Filles de joual. Nous nous sommes promené de kiosque en kiosque pour jaser avec des auteur-e-s. Soulignons le fait que les auteurs québécois sont des artistes disponibles et chaleureux. Profitons au passage de cet article pour les remercier! Nous sommes infiniment reconnaissante pour votre générosité d’avoir répondus aux questions de tous vos fans, d’avoir signés des tonnes et des tonnes de copies, d’avoir donner autant que vous aviez reçu.

De notre côté, avec tous les échanges et les numéros échangés, nous avons eut droit à notre lot de petites aventures. Voici donc notre compilation des anecdotes plutôt cocasses qui se sont passées là-bas:

#1 : « Filles de… joie? »

Une auteure au regard incertain : « Filles de… joie? Je suis désolée, je ne publie pas ce genre d’ouvrage…» Quand on devient un peu fatiguée, la prononciation prend le bord, et rapidement, le nom de notre blogue peut porter à confusion et se transformer à notre insu en grivoiserie. C’est dans un éclat de rire que nous avons précisé que nous étions les « Filles de joual».

#2: « Pardonnez-moi, c’est très très urgent.»

Alors que nous étions dans une discussion très intense avec un auteur, une dame s’est immiscée entre nous: « Pardon, pardon, c’est urgent! » Plusieurs questions demeurent sans réponses et fusent dans nos esprits de Filles de joual: « Ils se connaissent? A-t-elle un secret à confier? Une urgence nationale à gérer? Une mauvaise nouvelle, peut-être? La conjointe de l’auteur a eu un accident? » On laisse alors la place à la dame, qui se précipite : « Avez-vous l’heure? ». D’un regard intrigué, l’auteur répond en pensant qu’il y aurait une suite. Et la dame repart aussi vite qu’elle est arrivée! « Des gens ici, il y en a de toutes sortes! », nous a confié l’auteur.

#3: Un premier contact plutôt boiteux avec un auteur québécois de renom

C’est avec hystérie que je fouillais dans mon sac : « Stéphanie! Stéphanie! Je ne trouve plus mon cellulaire. Ça y est, je l’ai perdu. Je capote! » Ma collègue, d’un calme plat : « Prend ton temps, vide ton sac. Sinon on ira voir dans le vestiaire; il est peut-être dans ton manteau. » Alors que M. Vic Verdier s’installait à son kiosque, je lui ai dit « Euh… enchantée… euh, désolée, j’ai perdu mon cellulaire! Je suis un peu confuse!» Et ce fut la première chose que j’ai dite à cet auteur récipiendaire du prix Jacques Brossard, père de 6 livres québécois. Et devant lui, j’ai vidé tout mon sac, complètement désespérée.

Vic Verdier est un des auteurs québécois que j’admire grandement. Il n’est pas du tout intimidant; il est accueillant et sympathique. Mais quand même, je me sentais honteuse de l’avoir abordé avec cette phrase… J’étais en panique, mais heureusement, nous en avons bien rit et mon téléphone est sain et sauf =P !

#4 : J’ai accroché Gilles Duceppe

Vous savez, nous ne nous en cachons pas; nous, les filles de joual, sommes des ferventes souverainistes. C’était la première fois que je voyais Gilles Duceppe d’aussi près. Et j’ai pu constater que ces grands yeux bleus ne sont pas photoshoppés! Cette rencontre fortuite fut un événement sûrement banal pour Monsieur Duceppe, mais de mon côté, je me suis dit: « jamais plus je ne laverai ce chandail » ! Bon, ce n’est pas tout à fait vrai… Faut penser à l’hygiène quand même.

#5: Un comptable pas comme les autres!

Vendredi soir, 21h00. Nous étions épuisées. Nous nous sommes dit « Allez, on parle à un dernier auteur avant de quitter pour la soirée? » Nous avons donc abordé un homme qui vendait un livre aux allures plutôt ésotérique. Il nous a alors raconté que son ancienne conjointe était une voyante. Monsieur, étant très respectueux de notre scepticisme, nous a finalement lancé à la blague : « si ce n’est pas pour acheter mon livre, peut-être que je pourrais faire vos rapports d’impôts!» Tout le monde a le droit à ses croyances et nous en sommes respectueuses. C’était un homme vraiment sympathique, dont le nom nous échappe, et à qui nous tenons ici souligner son sens de l’humour!

 

Voilà, ça fait « le tour » de nos anecdotes cocasses pour le Salon du livre de Montréal 2017. Et vous, est-ce que des choses insolites se sont passées de votre côté?