Les éditions Pratiko sous les projecteurs

Éditions Pratiko sous les projecteurs

Aujourd’hui, nous avons l’honneur de nous entretenir avec un vrai éditeur de chair et d’os, M. Jacques Larouche accompagné de son associé M. Pierre Richard, conseiller éditorial, œuvrant tous deux pour les Éditions Pratiko. Nous les remercions grandement pour la générosité de leurs réponses et la pertinence de leurs propos qui sauront à coup sûr guider les écrivains débutants.

1. Votre maison d’édition, Éditions Pratiko, reçoit sans doute de nombreux manuscrits chaque année. Comment arrivez-vous à faire le tri et qu’est-ce qui vous amène à choisir un manuscrit pour publication?

Il y a quelques critères de sélection qui s’imposent quant au choix d’un manuscrit.

  • Le manuscrit doit correspondre à la «politique éditoriale» de l’éditeur. Cette dernière se définit comme l’orientation de l’éditeur sur les sujets qu’il choisit d’éditer, selon sa spécialité. Par exemple, un éditeur peut se concentrer sur des ouvrages de recherches ou encore spécifiquement sur des livres destinés au «grand public» comme par exemple des livres de recettes.
  • Le manuscrit doit s’adresser au «public» vers lequel s’oriente l’éditeur. Par exemple, certains éditeurs spécialisés en littérature jeunesse ne publieront pas d’ouvrage destinés à l’enseignement ou à la formation professionnelle.
  • Le manuscrit doit être bien rédigé. Même si tout texte qui fera l’objet d’une publication subira une correction linguistique, l’éditeur sera davantage porté à retenir un manuscrit sans faute ou avec peu de fautes.

2.Nous aimerions savoir ce qui vous a poussé à devenir éditeur au départ? Décrivez-nous votre parcours dans le monde littéraire?

Je n’ai pas le parcours typique d’un éditeur traditionnel. J’y suis arrivé par «la porte d’à côté». J’étais avant tout responsable de la commercialisation chez des éditeurs ainsi qu’administrateur de gestion dans un centre de distribution (d’éditeurs). Progressivement, la curiosité aidant, et le hasard ont fait en sorte que je finisse par m’intéresser à l’édition pour m’y lancer progressivement. J’ai donc appris sur le «tas» avec le temps comme plusieurs autres dans ce domaine d’ailleurs.

3.Quels sont les prochains événements littéraires auxquels vous prévoyez participer?

Bien que je participe peu aux événements littéraires, je vais vers ceux que l’on considère comme «incontournables» comme les salons du livre dans une région donnée.

4.Beaucoup d’écrivains débutants ne savent pas comment s’y prendre pour être publié. Dites-leurs quels sont les erreurs les plus fréquentes que l’on retrouve dans les manuscrits qu’on vous envoie?

M. Larouche: N’est pas écrivain qui veut… il y a plein des gens qui savent écrire et sont de bons «auteurs» mais ne sont pour autant pas de bons écrivains. Le bon écrivain sait accrocher son lecteur dès les premières lignes, il a le sens de l’intrigue et saura captiver son lecteur du début jusqu’à la fin.
Par contre, on a beau être bon écrivain, cela n’en fera pas nécessairement une célébrité pour autant. Seul un faible pourcentage d’écrivains atteint le niveau de «bons vendeurs» en particulier sur un territoire (Québec) où le nombre de lecteurs demeure relativement restreint.

M. Richard: La structure. Les lecteurs perdent intérêt dans les dix premières pages. Si l’auteur ne parvient pas à les captiver, il perd son temps, son énergie et ses espoirs. De plus, problème d’époque probablement, le nombre de fautes d’orthographe et de grammaire sont manifestes et vont en augmentant. Il s’agit là d’un détail qui exige cependant du travail. Il nous est arrivé d’avoir des auteurs avec beaucoup d’imagination qui connaissait mal leur langue. Malgré tout, ils ont été publiés, mais les frais ont augmentés alors que les ventes ne cessent de baisser.

5. Avez-vous des conseils pour les auteurs néophytes qui veulent être publiés par votre maison d’édition?

M. Larouche: Des textes courts, pour commencer. Des histoires simples et la portée de tous.

M. Richard: De la rigueur et de l’imagination. Avoir une histoire en tête et savoir l’exprimer, ce n’est pas la même chose.

6. Pourquoi un auteur devrait-il choisir votre maison d’édition plutôt qu’une autre? Qu’est-ce que les éditions Pratiko font pour se différencier?

On ne ment pas.

7. Quel est le processus de publication d’un livre aux éditions Pratiko, de la soumission du manuscrit par l’auteur jusqu’à la sortie en librairie? (particularités, délais, types de communication, événements, rencontres)

Le processus est relativement simple : si un manuscrit qui nous est soumis semble intéressant, il est présenté à un comité de lecture. Si ce comité fait de fortes recommandations concernant le texte, l’éditeur prendra une décision : publier ou ne pas publier. Si son choix s’arrête à la première option, le texte sera soumis à un directeur d’écriture (qui peut lui aussi avoir des commentaires parfois sévères) avant d’être renvoyé à l’auteur. Une fois que l’auteur aura terminé son travail, le texte sera soumis à la correction et de nouveau retourné à l’auteur pour approbation. Une fois ces étapes franchies, il y aura (normalement) publication

Editions Pratiko logo Les Éditions Pratiko forment une fleurissante maison d’édition établie à Boisbriand et dont la ligne éditoriale est ouverte aux nouveaux auteurs.

Depuis 2004, cette institution s’implique à enrichir la littérature avec un catalogue varié multipliant les genres. Dans ses parutions, on retrouve des œuvres de grande qualité au style léché et aux intrigues étonnantes. La maison d’édition publient des fictions de littérature jeunesse, de fantastique, de romans sentimentaux, de thrillers ainsi que des essais.