Et si on avait un plan…et qu’on ne le suivait pas? / trucs et astuces pour écrivains

Faire un plan, c’est nécessaire

plan-écriture-2Oui, les auteurs et éditeurs sont presque tous unanimes à ce sujet : il faut absolument se faire un plan lorsqu’on se jette dans un projet d’écriture. Que ce soit avant, après un premier jet ou après quelques pages. Le but : avoir une structure et conserver une certaine cohérence dans l’histoire. Mais bon, ici, je ne vous apprends rien. On a tous déjà fait l’erreur de ne pas avoir de plan, à travailler directement avec l’inspiration, espérant qu’au final, le tout sera convenable. C’est possible, mais c’est dangereux et les résultats sont imprévisibles. À cet effet, il y a de grands auteurs qui écrivent sans plan, mais c’est risqué, voilà tout. Je vous propose ici autre chose, toujours en lien avec ce fameux plan. Quelque chose que je n’ai lu nulle part, mais qui m’aide grandement. Une initiative que j’ai prise avec mon nouveau projet d’écriture et qui m’abrite contre le syndrome de la page blanche: ne pas suivre le plan.

Tu as bien dit : « ne pas suivre le plan » ?!

Focus

Je vous entends déjà crier : « À quoi bon ça sert d’écrire un plan si on ne le suit même pas »! Je vous invite au calme! En fait, j’entends ici par « ne pas suivre le plan », ne pas écrire les chapitres nécessairement dans l’ordre qu’ils sont prévus dans ledit plan et faire l’exercice final de les replacer, finalement, dans l’ordre prévue. Plus le plan est détaillé, plus il est possible pour l’auteur d’écrire le chapitre 12 avant le chapitre 3. Il s’agit donc de faire le focus sur une partie de l’histoire qui nous inspire le plus ou correspond le plus à notre état mental du moment.

Mais pourquoi procéder ainsi? Parce que, parfois, le chapitre 3 nous donne du fil à retordre, nous coupe de notre inspiration1. Et si j’ai envie d’écrire une scène de torture et qu’il s’avère que je sois rendue, dans ce foutu chapitre 3, à une scène d’intimité, ça va peut-être mal viré! L’auteur se verra peut-être fâché après lui-même : « non, non, non! C’était supposé d’être doux, pourquoi j’ai écrit du BDSM? » Bon, OK, on se rend rarement jusque là, mais vous comprenez le principe.

Il s’agit donc de suivre son inspiration et nos « feelings » du jour. Si j’ai mal à l’âme un jour, il sera plus facile pour moi d’expliquer le chemin tortueux des sentiments d’un vilain. Si je reviens d’une soirée aux chandelles en amoureux, les scènes plus positives se jetteront plus facilement sur papier.

Écrire dans le désordre, ça risque de tout mélanger, non?

Mais, mais, ça va pas tout mélanger? Je veux dire, je ne sais pas EXACTEMENT ce que je vais écrire dans ce chapitre 3. Peut-être que certaines choses vont changer en cours d’écriture, non?

En fait, les chapitres futurs peuvent influencer les chapitres présents, et vice-versa. Il faut évidemment garder en tête ce qu’on a écrit, mais ce point est valide même lorsqu’on fait les chapitres dans l’ordre. C’est la relecture qui nous permettra de déceler les incohérences.

Pourquoi procéder ainsi?

Je crois que procéder de cette façon permet de mieux saisir l’essence du plan ou du moins, d’écrire un chapitre plus en accord avec nos sentiments du moments et donc, que l’histoire ait l’air plus authentique, ressentie, vraie.

Mais bon, écrire est un acte plutôt personnel, viscéral. Personne ne procède de la même façon et c’est parfait comme ça! J’espère que ce petit truc pourra quand même vous aider à avancer dans votre projet d’écriture ou peut-être vous sortir d’une impasse! Sur ce, je vous souhaite une tonne de plumes d’inspiration!


1. Le chiffre 3 est ici un chiffre arbitraire. Nous n’avons rien contre ce chiffre et ne désirons pas le blesser par cette référence.