Polar, horreur, fantastique… 5 romans québécois à surveiller en avril 2018

Roulement de tambour… ! Il s’agit de 5 romans qui paraîtront aux éditions AdA. 3 d’entres eux sortiront d’un coup… Leur sortie a été repoussée au 30 mars 2018.  Il s’agit des contes interdits, cette fameuse série d’horreur pour un public adulte averti. Et cette fois-ci, nous redécouvrirons l’histoire de Pinocchio, du Chaperon Rouge et du Joueur de flûte de Hamelin. 3 contes pour 3 auteurs dont la réputation n’est plus à faire : Maude Royer, Sonia Alain & Sylvain Johnson. Nous aurons également la chance de voir naître deux romans de deux auteurs talentueux dans la nouvelle collection Corbeau, toujours aux éditions Ada. Deux auteurs qui ont publié des contes interdits en septembre 2017. Il s’agit de LP Sicard, qui publiera « Au nom de l’horreur » et de Simon Rousseau qui nous fera découvrir une bête… « La bête originelle »!

J’ai regroupé pour vous les premières et quatrièmes de couverture pour chacun des romans (j’ai mis le texte sous les images au cas où elles ne vous seraient pas visibles). Et j’ai posé la question qui tue à chacun des auteurs: « Qu’est-ce que vous avez aimé le plus dans la rédaction de ce roman? » Voici ce qu’ils m’ont répondu :

Pinnochio de Maude Royer

Ce que j’ai le plus aimé dans la rédaction de Pinocchio, c’est de pouvoir me «lâcher lousse» quant aux expressions et au langage québécois. Je n’en avais jamais eu l’occasion avant, puisque mes histoires, surtout pour les jeunes, se passaient toujours dans des mondes plus ou moins imaginaires.

– Maude Royer

PINOCCHIO

Quatrième de couverture : Une maison insalubre accumulant les jouets d’un vieux sculpteur alcoolique. Un manipulateur vicieux trouvant l’extase dans le mensonge et la torture. D’infâmes parents accusés d’un crime inimaginable, à qui on ne confierait même pas un chat. Un garçon ayant l’audace de croire qu’il peut servir de conscience à un être abject. Un voeu, celui de se libérer du passé, qu’une mystérieuse femme aux cheveux bleus aurait le pouvoir d’exaucer.

 

Le petit chaperon rouge de Sonia Alain

Ce que j’ai le plus aimé, c’est de jouer avec les éléments principaux de ce conte si populaire. Je me suis amusée à décortiquer les différentes possibilités qui pouvaient représenter ce fameux loup 😉. Le Petit Chaperon rouge était aussi un élément intéressant à travailler. J’aimais voir la transformation de celle-ci. Quant à la fameuse cape rouge, c’était intéressant d’exploiter la symbolique qu’elle représente, et qui est surtout axée sur la sexualité et la sensualité. Pour mon sergent de police, qui représente le bûcheron, j’ai beaucoup apprécié développer ce personnage, de le raffiner un peu plus. Bref, d’aller rechercher tous ces éléments était très intéressant et riche en possibilités.

– Sonia Alain

CHAPERONROUGE

Quatrième de couverture: Une vieille Tsigane en communication avec des esprits, condamnée à une fin tragique pour avoir découvert la vérité au sujet de sa fille. Une enfant retrouvée dans les bois, devenue plus tard une séductrice avide de vengeance. Un groupe d’hommes aux moeurs vicieuses, semant l’horreur sur leur passage. Un sergent de police acharné, tentant d’endiguer une série de meurtres barbares à caractère sexuel. Un loup rôdant dans la nuit, à la recherche d’une proie délectable.

 

Le joueur de flûte de Hamelin

Cela va sembler très cliché, mais ce que j’ai le plus aimé dans l’écriture du conte, c’est de découvrir où l’histoire nous transporte. J’écris sans véritable plan, sinon quelques notes, et souvent j’ignore totalement ce que le prochain chapitre sera. Alors, avec le Joueur de flûte de Hamelin, je me suis amusé dans cette petite localité du Maine où j’ai d’ailleurs vécu. Écrire un roman, pour moi, est aussi excitant que lire celui d’un autre auteur, parce que je ne suis jamais certain de ce qui va se passer et il m’arrive de me surprendre moi-même.

– Sylvain Johnson

LEJOUEURDEFLUTEDEHAMELIN

 Quatrième de couverture: Une jeune femme violemment agressée et laissée pour morte par trois monstres sur une plage de la côte du Maine. Un petit village touché par des disparitions multiples et des cérémonies païennes cauchemardesques. Un shérif lugubre et alcoolique, incapable de mettre fin au fléau. Un tueur en série libéré, puis recruté afin de trouver la bête sévissant dans le parc de l’Océan. Une enseignante à la beauté d’Aphrodite qui sacrifie tout pour sauver les siens.

 

La bête originelle de Simon Rousseau

[Ce que j’ai aimé le plus dans la rédaction de ce roman, ce sont] les passages durant lesquels mes personnages, à cause de terribles circonstances, sont plongés dans la démence. Il y a un personnage en particulier qui vit en institut psychiatrique parce qu’elle souffre de schizophrénie paranoïde ; ce fut un défi, mais aussi un véritable plaisir de décrire son comportement.

– Simon Rousseau

LABÊTEORIGINELLE

 Quatrième de couverture: Le cadavre d’une femme est découvert dans son appartement, sa tête remplacée par celle d’un grand chien noir. Parallèlement, une patiente souffrant de schizophrénie paranoïde dessine avec obstination des corps mutilés, munis de parties animales. Des hybrides. Le lieutenant-détective Marc Vézina mène l’enquête, l’obligeant à s’égarer dans les méandres d’un esprit dément et méthodique: celui de la bête originelle.

 

 

Au nom de l’horreur de LP Sicard

Ce que j’ai aimé le plus: prévoir dans mon plan de multiples fausses pistes, toutes plus sordides et tordues les unes que les autres, et présenter dans le récit une finale qui ne peut que surprendre!

– LP Sicard

AUNOMDELHORREUR

 Quatrième de couverture: Philippe Durand et sept autres convives sont invités au luxueux Manoir des Cimes, fidèle reconstruction d’un bâtiment bicentenaire. Leur séjour ne tarde toutefois pas à devenir un effroyable cauchemar où rampe le mal et s’amuse l’horreur. Des cadavres retrouvés disparaissent, des marques inexplicables couvrent les planchers et murs, des cris résonnent au-delà des portes closes… Complot, délire ou vulgaire jeu ? Seuls les survivants trouveront la réponse, si survivants il y a… 

 

Et pour quand exactement?

Comme le disent si bien les auteurs, les libraires sortent quand ils le veulent les romans qui leur sont envoyés. Ainsi, vous verrez naître dans les différents magasins ces romans au courant du mois d’avril. Vous pouvez déjà précommander les contes interdits sur le site de l’éditeur : http://www.ada-inc.com/. En ce qui concerne les romans de Simon Rousseau et de LP Sicard, ils seront en précommande au courant des prochaines semaines sur le même site.

Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, j’ai très hâte de lire tous ces romans québécois! Tous des auteurs de contes interdits. Tous pour un public averti. Un de ces romans attirent-ils plus votre attention que l’autre? Lequel de ces romans avez-vous le plus hâte de lire?