À l’ombre des villages

ALOMBREDESVILLAGES«À l’ombre des villages» est un roman qui m’a grandement attiré par sa première de couverture intrigante et d’un rouge sanglant. Il s’agit du premier roman de Valérie Dionne, une auteure fort sympathique! Publié aux éditions AdA, je précise tout de suite qu’il fait partie des premiers bébés de la collection «Panache» réservée à un public jeunesse de 13 ans et +. Il s’agit d’un livre de genre fantastique, mettant de l’avant l’utilisation de la magie.

SYNOPSIS

Corine est une jeune journaliste qui en a marre que ses articles se retrouvent à la page 40 de la section à potins. Elle veut faire la première page; elle aimerait être prise au sérieux et faire du journalisme de fond. Elle décide alors d’enquêter sur des disparitions qui ont eu lieu dans des villages agglomérés à plusieurs centaines de kilomètres de chez elle. Son amoureux, James, qui est lui-même enquêteur, n’aime pas du tout ça, mais n’ira pas jusqu’à l’empêcher d’accomplir son rêve. Corine découvre alors dans cette forêt, à l’ombre des villages, un univers magique qui dépasse les limites de la réalité.

LES HAUTS / LES BAS

J’ai vraiment adoré la relation entre les deux protagonistes, Corine et son amoureux James. Ils sont pratiquement séparés tout le long du livre, mais l’amour est tout de même palpable. Je dirais qu’en fait, il s’agit d’une histoire plutôt charmante et très accessible. Je la suggère toutefois pour un public plus jeune, soit les 9 à 12 ans. Il faut dire que j’ai l’habitude des histoires vraiment épouvantables, où la peur, l’angoisse et le gore s’entremêlent. Ce n’est pas du tout le cas ici. Même si ça ne m’a pas rebuté dans ma lecture, j’ai trouvé certains personnages un peu caricaturaux : des vrais «méchants» comme ceux que l’on retrouve plus fréquemment dans l’univers de la bande dessinée. La vieille sorcière avec son rire démoniaque, par exemple.

Heureusement, d’autres personnages amènent des nuances intéressantes et nécessaires, notamment le maire et le policier. Au final, la seule chose qui m’a réellement agacée dans ce livre, c’est lorsque Corine est faite captive dans la forêt. Malgré tout, il s’écoule plusieurs jours avant que son amoureux ne s’y rende, puisqu’il enquête. Cette attente est interminable et ne me semble pas logique. Personnellement, si je soupçonne que mon amoureux est retenu captif dans une forêt, je n’attendrais pas plusieurs jours avant d’y mettre les pieds. Plusieurs raisons sont toutefois données pour justifier un peu cette lenteur d’action, mais ça ne m’a pas semblé satisfaisant.

J’ai bien aimé que James marche un peu dans les pas de Corine tout le long du livre. J’ai savouré les moments où il parle aux mêmes personnes qui leur donnaient des informations différentes. J’ai trouvé cette partie de l’histoire bien ficelée, même si elle aurait dû être beaucoup plus rapide à mon humble avis.

J’ai également aimé la description des lieux. C’était invitant, relaxant et il était facile de s’y repérer. J’avais presque l’impression d’y être!

APPRÉCIATION GÉNÉRALE

La couverture est selon moi trompeuse. En effet, il n’y a pas d’horreur ni de gore ici et le livre s’adresse à un public adolescent. Il fallait s’y attendre puisqu’il est publié dans la collection Panache, information que j’ignorais lors de l’achat (eh oui, ça m’arrive d’acheter des livres de façon impulsive). L’histoire est toutefois charmante, même si elle recèle quelques défauts. Le livre est fluide et léger! Si l’auteure publie dans la collection Corbeau un jour, collection réservée à un public adulte, je me procurerai son roman sans hésiter! Et vous, qu’en avez-vous pensé?