Entrevue avec Élie Hanson : un auteur passionné

hanson_eliÉlie Hanson est un auteur québécois né au Caire. Il a quatre romans publiés à son actif et il nous confie qu’un cinquième est en route. De 2008 à 2009, il est choisi pour être parrainé par l’UNEQ. Il est donc jumelé avec un écrivain qui le guide dans son écriture. C’est à la suite de ce coaching littéraire qu’il publie en 2011 sa première version du roman Le carnet maudit chez les éditions Goélette pour lequel il reçoit, en 2012, la médaille du jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II pour son apport à la culture canadienne. En 2018, ce roman se fait rééditer aux éditions AdA. Entre la première édition et la deuxième édition de ce roman, Élie écrit deux autres livres : Yasmine, un roman jeunesse paru en 2015 aux éditions Les Intouchables et L’énigme du Caire, un roman policier paru aux éditions Empire Desmarrais Lavigne en 2016. Et tout récemment, en 2018, il publie chez les éditions AdA, un thriller s’intitulant Pour le meilleur et le moins pire. Nous avons eu la chance de pouvoir lui soumettre nos questions :

1. Parlez-nous de votre parcours d’écrivain

Pendant mon adolescence, je m’amusais à réécrire les fins de films ou de romans que je lisais. Je créais aussi mes propres histoires que je transformais par la suite en bandes dessinées. Lors de mon séjour professionnel aux Émirats-Arabes unies, je me suis remis au dessin en créant des bandes dessinées basées sur ma vie au travail avec mes collègues.

Quelques années plus tard, en arrivant au Québec, j’ai décidé de participer à différents ateliers d’écriture qui m’ont donné l’envie d’exploiter mes idées.

Je me suis inscrit au programme de parrainage de l’UNEQ où j’ai exploité et développé un manuscrit se déroulant dans les Ardennes françaises lors de la Première Guerre mondiale. Quelques mois plus tard, « le Carnet maudit » voyait le jour. Par un heureux concours de circonstances, une maison d’édition m’a approché pour me proposer de publier le roman une première fois en 2011.

En 2015, les éditions des Intouchables me commandent un roman qui raconte l’intégration d’une jeune égyptienne au Québec. J’ai donc publié le roman jeunesse « Yasmine« .

Toujours passionné par l’écriture, j’ai publié en 2016 le thriller « l’Énigme du Caire » aux éditions Desmarais-Lavigne.

En 2017, les Éditions AdA m’ont proposé de publier le thriller psychologique que je venais de terminer « Pour le meilleur et le moins pire« . Ils ont aussi décidé de republier « Le Carnet maudit » en 2018, le sujet ayant une trame fantastique sur fond de Première Guerre Mondiale, sachant que 2018 est la dernière année de commémoration du centenaire de la Grande Guerre.

D’autres romans s’en viennent en 2019. Soyez à l’écoute!

2. Qu’est-ce qui influence le plus votre écriture? (ex. : autres auteurs, autres formes d’arts, événements, activités, etc.)

La lecture d’autres auteurs : Lovecraft, Stephen King, Clive Barker. Maxime Chattam, Patrick Senécal, pour en citer quelques-uns.

Je me considère comme cinéphile et j’aime regarder beaucoup de séries télévisées. D’ailleurs, mes lecteurs me disent souvent que la lecture de mes romans est fluide et ressemble beaucoup à un scénario de film!

3. Quel est votre auteur favori, et pourquoi?

Lovecraft pour son imagination débordante et ses sujets : les Dieux ayant habité la Terre avant les humains et les créatures subaquatiques qui reviennent réclamer leur dû. J’aime les ambiances lugubres de ses livres.

4. Dites-nous quels sont vos trucs/astuces pour échapper au syndrome de la page blanche ?

  • Écrire dans le désordre est la meilleure manière que j’ai trouvée pour coucher mes idées sur ma page.
  • Penser et faire des recherches pour des projets futurs.
  • Regarder un film ou lire un roman.
  • Écrire pendant des périodes très courtes m’aide à exploiter le meilleur de moi-même pour finir une scène.

5. Comment décririez-vous le processus d’édition, de la soumission de votre dernier manuscrit (Pour le meilleur et le moins pire) à sa sortie en librairie? Pas de secrets (si possible)!

  1. Le processus est long. Heureusement que je suis bien épaulé par une équipe de professionnels passionnés qui se charge de faire respecter les échéances!
  2. Quelques semaines après avoir envoyé le manuscrit à la maison d’édition ADA, j’ai reçu un courriel m’informant que le projet était retenu. On m’a invité à visiter les bureaux pour signer mon contrat.
  3. Par la suite, on m’a présenté le directeur de collection qui devait s’occuper des travaux éditoriaux. Des échanges de courriels en ont découlé. J’ai dû retravailler certains passages pour les alléger ou éclaircir certaines idées.
  4. J’ai présenté la version finale à mon éditeur accompagnée d’un fichier contenant les remerciements, la suggestion de trames sonores à écouter en lisant le roman ainsi que la dédicace à écrire au début du livre.
  5. Par la suite, la correction linguistique est appliquée au texte.
  6. J’ai reçu le texte de la correctrice avec des modifications à approuver.
  7. On m’a ensuite envoyé une suggestion de couverture que j’ai approuvée. Un fichier PDF du texte a suivi pour que je puisse relire et détecter les éventuelles coquilles.
  8. Après cette étape finale, la maison d’édition envoie le texte à l’imprimeur.
  9. Quelques semaines plus tard (trois ou quatre), les livres se retrouvent sur les tablettes des libraires.

À chaque livre, je vis un moment d’euphorie quand je reçois ma première copie! Je n’ai plus de contrôle sur mon livre qui devient public!

6. En quoi vos différents voyages autour du monde influencent-ils vos écrits?

Il est certain que tout ce que nous vivons a une influence sur notre vie. Les personnes que nous rencontrons, les endroits que nous visitons, les métiers que nous pratiquons.

J’ai vécu en Égypte (d’où mon inspiration pour « l’Énigme du Caire ») et en France, d’où je me suis inspiré pour « le Carnet maudit ». J’ai vécu sur quatre continents, ce qui a ouvert mon esprit à toutes les cultures et au respect d’autrui.

7. C’est le temps de la pub! Donnez-nous trois bonnes raisons qui inciteraient les lecteurs des Filles de joual à se procurer votre dernier roman Pour le meilleur et le moins pire :

  • Amoureux de thriller, vous allez vivre des émotions!
  • Chaque couple qui lit ce roman se retrouve dans les personnages. Qu’est-ce que tu aurais fait à la place de Mathieu ou Caroline?
  • Le roman suscite une réflexion contemporaine : où en est le couple en 2018?

8. Pouvez-vous nous parler des différences entre les deux éditions de votre roman Le carnet maudit? Comment est venue cette idée de réédition, phénomène plutôt rare pour un roman québécois?

Le contenu des deux versions est sensiblement le même mais présenté différemment.
Le texte de la deuxième version a été allégé et le découpage des deux versions est différent. La deuxième version comprend 70 chapitres courts contre 13 longs chapitres à la première version.

L’idée de la réédition est venue suite à une discussion avec le directeur des Éditions AdA, lors de la signature du contrat du roman « Pour le meilleur et le moins pire ». Grâce à l’ouverture d’esprit et la confiance de Nycolas Doucet, ce dernier a jugé pertinent de republier le roman étant donné que nous sommes dans les années de commémoration du centenaire de la guerre 1914-1918. Il ne faut pas oublier que ce roman a reçu en 2012 la médaille du jubilé de Diamant de la Reine Elizabeth II, pour mon apport à la culture canadienne.

9. Vous avez été un des heureux élus pour participer au programme de parrainage de l’UNEQ. Pouvez-vous nous parler de cette expérience?

Sans la présence de ma conjointe Christine, je n’aurais jamais participé à ce genre d’expérience. Elle avait trouvé une annonce dans le journal encourageant des candidats à y participer. Elle m’a toujours dit que mon potentiel créatif devait s’imprimer dans l’écriture ou la peinture. Le français étant ma deuxième langue, j’étais un peu retissant à l’idée d’écrire en français, mais j’ai vite réalisé que je pensais en français et que je rêvais en français. J’ai donc présenté une vingtaine de pages de mon projet d’écriture, déjà bien avancé du « Carnet maudit ». Après un mois d’attente, j’ai reçu un appel m’informant que j’étais sélectionné, parmi une centaine de candidats, pour participer à cette belle expérience.

Deux semaines après une réunion d’information tenue dans les locaux de l’UNEQ, j’ai été mis en contact avec l’auteur et traducteur David Homel désigné comme étant mon parrain.

Nos rencontres se sont échelonnées sur 2 mois, un total de 16 heures où j’ai eu beaucoup de conseils d’écriture. Une centaine de pages était déjà rédigée à ce stade-ci. À force de persévérance, j’ai pu finir le manuscrit. La ronde des éditeurs a commencé par la suite, sans grand succès, jusqu’au jour où j’ai créé un blogue pour publier quelques chapitres de mon manuscrit. Une semaine plus tard, j’ai été contacté par les éditions Goélette, curieuses de lire la totalité de mon manuscrit. Et vous connaissez la suite!

10. Parlez-nous de votre prochain projet d’écriture. Y-a-t-il une date de sortie de prévue?

Je viens de signer un nouveau contrat avec les Éditions AdA pour un roman qui devrait voir le jour avant l’été 2019. D’autre part, je suis en train d’écrire un nouveau thriller qui devrait passer en comité de lecture au courant de 2019.
Suivez ma page Facebook ou mon site internet pour plus d’informations.

11. Question bonus!
Hormis les questions déjà posées ci-dessous, si vous deviez vous interviewer vous-mêmes et que vous n’aviez qu’une seule question à vous poser, quelle serait-elle? Et quelle en serait la réponse?

Question choisie : Elie, qu’est ce que l’écriture t’apporte? Pourquoi tu continues à écrire?

L’écriture me fait voyager dans un monde imaginaire. Sans l’écriture, je suis bougon et taciturne. L’écriture me met de bonne humeur. C’est mon antidépresseur, ma soupape de décompression!


Elie Hanson au #SLM2018

Nous vous invitons à rencontrer Elie au Salon du Livre de Montréal 2018 #SLM2018. Voici l’horaire de ses séances de dédicaces:

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