Bilan Boréal 2019 : petites réflexions sur cet événement incroyable

CONGRES-BOREALSi vous aimez la science-fiction, le fantastique et/ou la fantasy, vous devriez toujours réserver la première fin de semaine de mai (ou la deuxième si on décide de ne pas faire le Congrès en même temps que le Salon de la passion médiévale haha) afin de pouvoir participer au Congrès Boréal.  On y fait des rencontres extraordinaires et on apprend un tas de trucs, tant sur la SFFQ que sur le milieu littéraire.

Si vous êtes gênés, vous pouvez vous coller à des anciens du Congrès pour faire la connaissance de nouvelles personnes. Pour ma part, c’est ma soeur Kate qui m’a permis de faire de belles rencontres en fin de semaine. Je me porte volontaire pour être votre guide pour vous faire connaître du monde l’an prochain si jamais vous lisez cet article et que ça vous donne le goût haha ! Je porterai ce chapeau humblement, puisque ce ne sera que mon troisième congrès ! Autrement, si vous n’êtes pas trop gênés, vous pouvez évidemment y aller sans chaperon et jaser à tout le monde. Les Boréaliens sont ben parlables.

Voici donc un petit article pour dégager les faits saillants pour vos filles de joual et/ou certaines réflexions suite à ce congrès qui a eu lieu la fin de semaine du 3 au 5 mai 2019 :

  • Au Congrès Boréal, il y a plusieurs prix littéraires qui sont remis pour reconnaître l’oeuvre et le travail des acharné-e-s de SFFQ. Pour la liste complète des lauréats des prix littéraires, on vous réfère au très pertinent Info-SFFQ de la République du Centaure. Vos filles de joual se sont vus honorées d’un prix Boréal, dans le volet Fanédition. On était vraiment surprises, parce que tous les nominé-e-s étaient des candidat-e-s de taille qui suscitent toute notre admiration! Merci infiniment!
  • Il y en a eu bien d’autres lauréats en fin de semaine, mais Dave Côté s’est vu remporté le plus prestigieux prix de la SFFQ, le prix Jacques Brossard. On vous avait dit, non, qu’il s’agissait d’un auteur québécois à surveiller?
  • Moins sérieusement, si vous êtes une gang de quinze personnes qui se cherche un restaurant et que vous n’avez qu’une heure pour manger, on vous conseille de marcher pendant 30 minutes pour arriver devant un restaurant fermé…. Haha !
  •  Quatre activités à ne pas manquer l’année prochaine :
    1.  La soirée du vendredi, où on peut jaser librement à des gens sans manquer des panels et où on peut visionner des court-métrages de SFFQ tous plus succulents les uns que les autres, présentés par Francis Blais. Le plus marquant pour moi fut Granny, un court qui met en scène une grand-mère enragée qui fait un carnage avec une tronçonneuse pour contester la décision de ses proches de « l’envoyer en résidence pour personnes âgées ». Tout simplement malade!
    2. Les bande-annonces de SFFQ où les gens sont libres de hurler leur mépris ou leur amour pour des idées de films parfois peu orthodoxes. Personnellement, j’avais déjà vu au moins la moitié des bande-annonces présentées, mais les commentaires valent tout de même leur pesant d’or.
    3. Le concours d’écriture sur place. On vous donne un thème secret et vous avez une heure pour rédiger une nouvelle. Ça semble être tout un défi, surtout pour les auteur-e-s qui ont un processus d’écriture plutôt lent comme le mien ! J’ai voulu y participer cette année, mais avec les péripéties de restaurants et de panels, je n’ai tout simplement pas réussi. Toutes les personnes à qui j’ai parlé et qui ont participé m’ont dit avoir trouvé ça… vraiment spécial. Le directeur littéraire de Déviance, Pascal Raud, était au Congrès et m’a fortement encouragée à y participer. Ces sages paroles étaient : si tu ne gagnes pas, au moins tu en ressors avec une idée, une inspiration, un personnage ou bien des conseils des juges. Ça peut être vraiment intéressant! À suivre pour l’an prochain!
    4. ET… finalement… le maltraitement de textes. J’ai rarement autant ri. On doit avouer qu’on était pas mal sceptiques au début, Stéphanie et moi, parce qu’on pensait que l’activité consistait à démolir un texte, mais en fait, le but de ce panel est plutôt cocasse : les organisateurs choisissent 3 ou 4 courts extraits de textes de SFFQ plutôt insolites et 4 concurrent-e-s auteur-e-s rédigent, avant le Congrès, une suite à ces différents textes. Le public doit essayer de trouver laquelle de ces 4 « suites » est celle de l’auteur originel. Très très marrant, je vous y invite!
  • Vos filles de joual ont également fait de bonnes actions et elles ont raccompagné des boréaliens chez eux en soirée après l’activité des bande-annonces. On a également accueilli un boréalien esseulé en recherche d’un divan pour dormir dans notre AirBnB. C’est toujours vraiment sympa de pouvoir aider un p’tit peu, surtout des gens aussi sympathiques ! De belles rencontres encore là =).
  • À ne pas manquer également : un panel où il y a à la fois Tahli Briones et Patrick Senécal. Je ne sais pas pourquoi, mais cette combinaison insolite d’auteur-e-s me fait rire à chaque fois ! Deux personnes qui ne mâchent pas leurs mots.
  •  Il y a deux types de panels : ceux qui font rire et ceux qui sont plus intellectuels. Choisir la bonne dose selon votre état, vos envies et vos capacités ! Comment savoir? Regarder le programme et les auteur-e-s qui y participent !
  • Le Congrès m’a fait pensé à renouveler mes abonnements pour  Solaris et Brins d’éternité : deux excellentes revues de l’imaginaire. Je vous invite d’ailleurs à y jeter un oeil ! Les abonnements sont vraiment peu coûteux et on y retrouve des textes de qualité.
  • Je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais mon éditeur, AdA, c’est un peu comme une famille pour moi. Tout le monde (auteur, directeur, éditeur) est tellement gentil, drôle et aidant. Et je me rends compte que Boréal, c’est un peu la même chose. J’ai toutefois vu peu de mes collègues de la Collection Corbeau des Éditions AdA, qui se spécialisent pourtant en littérature de l’imaginaire. Mon défi pour l’an prochain : tenter de rassembler un peu plus mes deux familles littéraires. Je pense qu’ils gagneraient mutuellement à se connaître. On peut dire toutefois qu’il y avait plus de Corbeaux cette année que l’an passée au Congrès, avec la participation de Patrice Cazeault à l’animation d’un panel et la présence de Simon Rousseau, qui était d’ailleurs nominé pour le prestigieux prix Boréal du meilleur roman =). À suivre !
  • En me couchant dimanche au retour du Congrès, j’avais la tête emplie d’idées, d’émotions et d’envies. Et juste avant de m’endormir, j’ai eu une idée pour un prochain roman. Ce seront les jours à venir qui détermineront si cette idée est réellement bonne ou si ça me semble bon que parce que je suis excessivement crevée, mais on peut dire que le Congrès Boréal est réellement stimulant pour les auteur-e-s et les lecteurs de l’imaginaire.

J’aurais tellement plus à dire, mais je vais m’arrêter là. Je vais me reposer dans les jours qui viennent et repartir ma vie en force avec tout ce qu’a pu m’apporter ce merveilleux Congrès. À l’an prochain !