Les perles du passé par Danny Rotondo

Les gardiens du temps par Danny Rotondo

Lorsqu’on dit qu’une PàL (pile à lire) s’accumule plus vite qu’elle ne descend, je vous confirme que ce n’est pas un mythe. Mais, comme on dit, vaux mieux tard que jamais! Alors, je peux maintenant vous présenter ma dernière lecture. Il s’agit du premier tome d’une trilogie dénommé «Les gardiens du temps» écrit par Danny Rotondo et publié aux éditions AdA. Je tiens à préciser qu’il s’agit d’un service presse, mais que mon avis reste tout à fait fidèle à mon ressenti du moment. Alors, de quoi ça parle au juste cette série?

En quelques mots, j’ose comparer le tout à une aventure à la Indiana Jones. On y retrouve beaucoup de rebondissements et des personnages colorés avec des héros gentils et des méchants biens démoniaques. Si j’avais à me prononcer sur son lectorat idéal, je recommanderais l’ouvrage pour les jeunes de 10 ans et plus.

Synopsis

L’histoire commence quand une femme aux apparences surnaturelles confit à Billy Swatch, un physicien réputé, trois perles magiques renfermées dans des coffrets qu’il ne doit en aucun cas ouvrir. L’irréparable se produit et un des coffrets est brisé par mégarde. Billy disparaît alors sous un vrombissement mystérieux. Ses amis, Pierre et Sara, partiront à sa recherche. Ceux-ci sont loin d’imaginer que Billy a été catapulté dans une autre époque et qu’il a été fait prisonnier. On découvre par la suite que le trio d’acolytes a été désigné, par les dieux eux-mêmes, pour devenir les nouveaux gardiens de ces perles. Celles-ci se révèlent pourvues d’un pouvoir très puissant permettant à quiconque de voyager dans l’espace et le temps. Les forces du mal convoitent bien sûr cette faculté inégalée et les gardiens devront faire leur possible pour éviter que les perles ne tombent entre de mauvaises mains. Durant leur aventure, le trio se retrouve tout d’abord en plein cœur de l’Égypte ancienne et doit se mesurer à de véritables démons. Leur périple s’arrête, par la suite, en pleine révolution française à Paris. Après chaque voyage, ils doivent s’adapter à de nouvelles coutumes et de nouveaux milieux. La suite est pour le moins rocambolesque, mais je n’en dis pas plus.

Les points positifs

Chose certaine, des points positifs pour ce livre, il y en a beaucoup. Passons tout d’abord au style d’écriture. Celui-ci peut paraître lourd pour certains adolescents, mais il propose un vocabulaire riche et soigné. C’est donc une bonne occasion d’appendre par le biais d’une histoire narrative. J’ai moi-même découvert quelques mots au détour! J’aime l’idée que la littérature jeunesse propose un contenu étoffé et que l’auteur ne soit pas toujours en train de tenir la main du lecteur.

Dans le même ordre d’idée, je peux vous confirmer que ce livre permet un aperçu de l’Histoire avec un grand «H». Un peu comme lorsque j’ai pu profiter des connaissances poussées du professeur-écrivain Hergé Gagnon en dévorant sa série «Le talisman de Nergal», «Les gardiens du temps» nous font explorer différents événements historiques d’une manière romancée et plutôt palpitante pour un jeune lecteur. Par contre, il ne faut pas s’attendre à décortiquer tous les secrets du passé, car les personnages ne font qu’effleurer certaines époques avant de bondir à la suivante. On pourrait donc considérer ce livre comme une introduction qui pourrait susciter de nouveaux champs d’intérêt chez le jeune lecteur par la suite.

Étant donné mes lectures plus complexes des derniers mois, c’est avec joie que j’ai plongé dans ce petit roman léger et punché à souhait. Un adulte pourrait prendre autant de plaisir qu’un ado à le découvrir. C’est donc un bon signe!

Les points négatifs

J’en ai déjà fait mention, mes dernières lectures ont été plutôt ardues et le rythme y était beaucoup plus lent que pour ce premier tome intitulé «Les perles du passé». Cela explique sûrement pourquoi j’ai été si souvent happée par la vitesse effrénée avec laquelle l’action s’y déroule. Plus d’une fois, j’ai dû revenir en arrière pour bien saisir ce que je venais de lire. Les dénouements se succèdent, les explications restent sobres. Bref, ce n’est peut-être pas un livre pour les lecteurs trop novices ou, du moins, pour ceux qui apprécient les longues descriptions et les rhétoriques profondes. Aussi, plusieurs interrogations restent en suspends à la fin, mais j’avoue n’avoir lu que le premier livre de la série. La suite répond très certainement à plusieurs questions laissées en suspends.

Aussi, plusieurs clichés font parfois surface durant la lecture, mais je considère que ceux-ci font en quelque sorte partie intégrante de l’oeuvre. Indiana Jones sans les méchants Russes ou nazis, ce n’est pas pareil! Et lorsqu’on accepte cet état de fait, la lecture devient plus fluide. J’aurais tout de même voulu comprendre davantage pourquoi une déesse choisit des êtres mortels, plus particulièrement les personnages principaux du livre, pour protéger l’humanité. Bien qu’on leur confère des pouvoirs magiques, je suis toujours hésitante à ce que des êtres humains puissent être de taille à combattre des démons, quels qu’ils soient. Enfin bref, mon avis est probablement très personnel sur le sujet. Le cliché des élus désignés par les dieux a été repris mille et une fois. Je vous invite à découvrir comment Danny Rotondo y met sa touche personnelle.

Et finalement, cette fois je crois que c’est dû à un choix éditorial, mais j’ai eu beaucoup de mal avec tous les synonymes utilisés pour désigner les différents personnages. Déjà qu’ils sont trois, le fait d’alterner entre leur prénom, leur nom et leur profession m’a donné du fil à retordre. Parfois, dans la même page, on peut vous parler de «Pierre», puis on passe à «il», et ensuite, «l’historien» pour finir avec «Laventure» qui est son nom de famille. C’est peut-être juste moi, mais je me suis demandé à plusieurs reprises combien ils étaient dans la pièce.

Conclusion

Bref, bien que mon avis sur cette lecture puisse paraître assez mitigé, sachez que j’ai tout de même bien apprécié. «Les gardiens du temps» est une série de livres qui n’a certainement pas été construite pour vous ennuyer. Grâce à celle-ci, on apprend, on se divertit et on a toujours envie de savoir la suite. J’ai pris à peine une semaine pour lire le premier tome, chose qui ne m’arrive pas souvent! Cela veut donc dire que l’auteur a fait en somme du bon boulot. Si je ne me trompe pas, il s’agit d’un premier roman pour Danny Rotondo. La suite ne peut donc qu’être encore plus prometteuse.