Noir Azur : un roman post-apocalyptique, signé Dave Côté

SixBrumes_NoirAzurDave Côté est un auteur tout à fait original que j’affectionne particulièrement. Il a d’ailleurs signé ma nouvelle préférée dans le collectif BIZARRO, publié en 2015, chez l’éditeur La Maison des Viscères : « Le Jardin d’Ummfrag ». Plus récemment, en 2019, il a fait paraître un recueil de nouvelles se nommant « Nés comme ça » qui a remporté le prix Jacques Brossard et le prix Aurora Boréal. J’ai bien hâte de le lire! Mais bon, je m’égare un peu. Aujourd’hui,  je vous parlerai de Noir Azur, son unique roman (pour l’instant) publié en 2012 chez les éditions Les Six Brumes, un éditeur spécialisé en SFFQ. Un tout p’tit roman de science-fiction de 176 pages qui saura vous surprendre!

SYNOPSIS

Imaginez que vous apparaissez au beau milieu d’une conversation dans un univers post-apocalyptique et que vous commencez à exister alors même qu’on vous pose une question. Non seulement vous êtes amnésique et ne vous souvenez de rien du tout de ce qui s’est passé avant ce moment précis qui marque le début de votre existence, mais vous disparaissez pour réapparaître plus tard, et ce, de façon récurrente. Imaginez donc que vous partagez votre corps avec… un autre individu qui pose des actions qui vous répugnent ou qui vont contre vos valeurs. Dans un univers où le ciel a disparu et où tout le monde est à la quête du ciel bleu, le vrai ciel, le protagoniste tente de comprendre qui il est et la raison de son existence.

LES HAUTS ET LES BAS

Comme à l’habitude, quand on parle de Dave Côté, on parle d’originalité. En plus, de rimer, c’est vrai 😛 ! Il ne s’agit pas ici d’une histoire empruntée à un best-seller, mais bien d’une intrigue unique en son genre. J’ai aimé la structure du récit, la façon dont l’auteur a séparé les souvenirs des événements actuels par l’utilisation de la mise en forme italique. D’ailleurs, les moments au passé permettent d’approfondir le protagoniste et de le rendre plus humain, plus attachant. J’ai également trouvé les autres personnages bien ficelés, avec leurs caractéristiques distinctes, bien qu’ils n’aient pas pour autant tant de place dans cette narration à la première personne.

Bien que la façon de raconter l’histoire soit peu orthodoxe (les phrases sont souvent scindées et les événements aussi), je trouve que le style est propice et fort approprié pour raconter cette histoire. En effet, la lecture de ce roman peut parfois être agaçante, mais en même temps, le protagoniste lui-même est agacé par les événements, par le fait de devoir se presser à découvrir où il est au moment où il apparaît avant de disparaître à nouveau.

Il y a bien une histoire d’amour dans ce roman très « masculin » (des oiseaux meurtriers en métal de 10 mètres, une quête épique, du hockey-arène-assassinat, des personnages principaux presque tous masculins), mais elle m’a semblé manqué de fini, bien qu’elle fasse partie de l’intrigue principale. Je n’y ai pas tant cru personnellement. Mais bon, on s’en fout; vous avez pas lu? Des oiseaux meurtriers en métal de 10 mètres! Rien qu’pour ça, ça vaut la peine de s’attarder à ce roman!

APPRÉCIATION GÉNÉRALE

J’ai vraiment beaucoup beaucoup beaucoup aimé ce roman (vous me pardonnerez la transgression syntaxique qui indique à quel point j’ai adoré). Il n’est pas parfait à mon avis, mais il est original; le concept me semble avoir été bien exploité, tant au niveau du fond que de la forme.  Un bon petit roman de SFFQ pas piqué des verres. Bon, vous m’excuserez d’escamoter la conclusion, mais il faut absolument que j’aille lire « Nés comme ça », du même auteur. Bonne lecture (à vous, mais à moi aussi hein) !