Dreamwalkers : le forgeron du destin (Tome 3)

Dreamwalkers par Alain Lafond

Malgré mon intérêt variable pour les longues trilogies, je ne me suis pas laissée décourager cette fois et je me suis relevée les manches pour replonger dans l’univers fantastique des Dreamwalkers. Après vous avoir parlé du premier et du deuxième tome, j’achève tout juste l’ultime volet de la série. Ça été pour moi une lecture de longue haleine qui s’est étendue sur plus d’un an. Plusieurs interruptions à gauche et à droite, un manque de temps flagrant et des choix déchirants entre poursuivre cette histoire ou découvrir d’autres univers tout aussi palpitants. J’espère sincèrement que l’auteur dévoué qu’est Alain Lafond et sa maison d’édition Coup d’œil ne m’en voudront pas pour mes multiples écarts de conduite. Je m’engage à rectifier le tir de ce pas en vous parlant du troisième et dernier tome de cette série haute en suspens.

Pour ceux qui n’ont pas encore découvert Dreamwalkers, je vais tenter de vous résumer au mieux son essence. Aussi, je ferai mon possible pour ne rien dévoiler de compromettant bien qu’il soit difficile de passer certains punchs sous silence. Pour ceux qui redoutent d’être divulgâchés, je vous invite cordialement à vous satisfaire du premier article portant sur la série. Pour les autres, c’est par ici:

Résumé complet de la série

Voici une trilogie de type thriller qui se déroule aux États-Unis. Un groupe d’individus naît avec des facultés leur permettant de voyager dans les rêves et de les manipuler. Certains arrivent même à provoquer des blessures physiques réel ou à influencer les dormeurs au réveil. On les appelle les Dreamwalkers.

Le scientifique Maximilien Delatour a développé, avec les années, sa petite équipe de Dreamwalkers composée de Samuel, Sarah et Charlie. Ceux-ci vivent en marge de la société et développent leurs dons à l’abri des regards indiscrets. Malheureusement, d’autres avec les mêmes facultés ne sont pas aussi bien intentionnés et des vies sont mises en danger. L’équipe de Max tentera alors d’intervenir pour éviter le pire. Le FBI s’en mêlera par la suite et un véritable partenariat sera développé pour rétablir l’ordre et maintenir la cohabitation de tous. Plusieurs menaces les guettent et il leur faudra s’allier pour combattre des ennemis communs.

Résumé du tome 3

Beaucoup d’événements dramatiques se sont produits depuis les dernières années. Samuel, Sarah, Charlie et Maximilien aspirent, à présent, pouvoir mener une vie «normale». Ayant pris pour adoption le petit Jérémy, Samuel fait de son mieux pour remplir son nouveau rôle de père. L’enfant a un passé trouble : violence conjugale, mauvaise estime de soi, troubles d’apprentissages et pire encore. Mais il possède aussi le don des Dreamwalkers et Samuel lui apprend à s’en servir correctement.

De son côté, la voyante, Rosalita, qui a déjà collaboré à maintes reprises avec le FBI et l’équipe de Max, reçoit la visite d’un esprit lui annonçant la prochaine fin du monde. S’en suivra une montée en cascade et une chasse à l’homme effrénée.

Les visions de Rosalita, les interventions de Max et son équipe, sans compter celles des agents du FBI, tous visent l’arrestation des principaux responsables : un esprit en colère et son groupe de fanatiques prêt à tout pour le défendre. La fin de monde est dans deux semaines et ils en seront la causent.

Avis général

Étant donné qu’il s’agit de la fin de cette série complètement épique, je me permets de vous partager mon avis général sur l’ensemble de la trilogie. Une chose est certaine, j’ai pu passer par toute la gamme des émotions. Parfois, assis au bout de ma chaise dans l’incapacité d’interrompre ma lecture. À d’autres moments, soulagée et émue de voir la menace écartée ou l’ennemi vaincu. Une chose est certaine, l’attachement que j’ai développé pour les personnages, plus particulièrement l’équipe de Maximilien, est indescriptible. J’ai rarement eu l’occasion de prendre pour affection des personnages fictifs. C’est la preuve incontestable que l’auteur a su maîtriser cet aspect crucial d’une oeuvre de fiction.

Le forgeron du destin (Tome 3)

Points négatifs

Évidemment, ce troisième livre représente la grande finale de cette fabuleuse histoire. On s’attend donc à être subjugué, jeté par terre et enfin satisfait à satiété. Mon attente était vraiment très élevée et je dois avouer avoir été quelque peu déçue. Bien sûr, toutes les réponses ont été données, les portes fermées, la boucle bouclée… et je n’en aurais pas pris plus. En fait, c’est tout le contraire puisque j’ai eu plusieurs fois l’impression que l’intrigue tirait en longueur. Le tome 3 est divisé en trois parties distinctes qui m’ont semblé toutes justifiables et intéressantes, mais peut-être aurait-il été préférable de retrancher une centaine de pages en moins à chacune.

Aussi, j’ai relevé un bon nombre de fautes de grammaires et de mots manquants sans doute dus aux nombres impressionnants de pages, soit 558. C’est un travail de moine que de corriger un tel ouvrage et je comprends que certaines coquilles aient pu être oubliées. Je dis simplement que c’est un peu dommage.

Points positifs

Il y en a une grande quantité et je ne peux même pas tous vous les énumérer ici. Je les déjà dit, les personnages sont pour moi tellement attachants, reconnaissables et crédibles. C’est ce qui se démarque le plus de l’oeuvre. Ce dernier volume ne fait pas exception à la règle et je peux vous annoncer qu’il y a une véritable panoplie de personnages à suivre et à apprécier.

Mon intérêt général à connaître le dénouement de l’histoire ne s’est pas trop estompé malgré les longueurs. Chose certaine, Alain Lafond fait preuve d’une créativité débordante et on ne peut presque jamais deviner où l’intrigue s’en va. On a ici redoublé d’originalité et d’audace pour satisfaire les lecteurs et offrir une finale digne de ce nom.

Conclusion

Dreamwalkers est sans doute l’oeuvre d’une vie pour Alain Lafond. L’aventure a commencé il y a des années, que dis-je, une décennie au moins, alors que l’auteur était si convaincu du potentiel de sa série qu’il en est venu à démarrer sa propre entreprise pour ainsi la porter à bout de bras. Déboursant de sa poche, fréquentant les salons littéraires les uns après les autres, il a su captiver l’intérêt du lectorat québécois un lecteur à la fois. Aujourd’hui, sous la bannière des éditions Coup d’œil, une filiale des éditions Goélette, une réédition de la série a vu le jour et peut maintenant rejoindre un public plus large encore.

Reste que, malgré le contexte qui mène à la publication d’une série, c’est l’intrigue qui survit à travers le temps. Celle-ci est pour le moins intemporel et, j’en suis persuadé, traversera les âges pour encore de nombreuses années. Une lecture enlevante, un univers a découvrit, la série Dreamwalkers a tout pour plaire. Soyez-en assuré!