Chambre 426 de Madeleine Robitaille : un roman d’horreur pour terminer l’année!

Chambre 426 est un roman d’horreur plutôt étonnant, publié chez les Éditions de Mortagne en 2011 et rédigé par nulle autre que Madeleine Robitaille. J’ai lu ce bouquin tout de suite après avoir déposé Dans l’ombre de Clarisse. Je voulais absolument me replonger dans un autre roman rédigé par la même auteure. Le style est toutefois vraiment différent et j’ai préféré Clarisse, mais c’est tout de même un roman plutôt addictif. Je dirais que l’histoire s’adresse à des jeunes adultes, mais je crois bien qu’il pourra plaire tant aux adolescents (16 ans +) qu’aux adultes de toutes tranches d’âge. Alors, avant de plonger dans les détails, voici un petit résumé.

Résumé

Dans les sinistres couloirs d’un institut psychiatrique, Annabelle prend soin de sa mère, Brigitte, internée en raison d’un état catatonique. Comme vous l’aurez deviné, la patiente séjourne à la chambre 426.

Brigitte ne dit plus rien, exceptions faites de certains états d’éveil où les délires religieux se succèdent. C’est qu’il faut dire que Brigitte était une mère monoparentale très pieuse, qui instaurait respect et discipline avec la croix et le chapelet. Bien qu’Annabelle visite sa mère quotidiennement à l’unité, elle se laisse convaincre par ses amis de se libérer un peu de son fardeau, et décide d’aller avec eux à un party d’Halloween. Toutefois, le pire se produit. Ce récit nous dévoile l’enfance tourmentée d’Annabelle en parallèle à tous les événements présents – événements qui n’ont rien à envier à ceux de son passé troublé. Toutes ces circonstances rendraient n’importe qui fou à lier.

Les hauts

Si vous vouliez un récit dans un hôpital psychiatrique, vous voilà servi! L’ambiance est glauque à souhait, d’autant plus que l’environnement est plutôt réaliste. On explore la psychose, la dépression, les troubles paranoïaques. L’incertitude des interactions humaines, la peur d’avancer dans des couloirs froids, sans vie et tourmentés, puis l’imprévisibilité sont les éléments qui rendent le récit horrifique. L’auteure a visiblement fait ses recherches sur la santé mentale et les hôpitaux psychiatriques; l’effet est réussi.

Comme tous les romans que j’ai lu de cette auteure, les personnages sont très bien développés; aucune coquille vide dans ce récit. La psychologie des personnages est même plutôt poussée. Chaque geste est motivé par un désir profond.

Le dénominateur commun à tous les romans de Madeleine Robitaille : l’écriture est juste. Il n’y a pas de descriptions fastidieuses, aucun mot de trop, beaucoup de dialogues. Le vocabulaire est accessible.

L’auteure est comme une araignée qui tisse sa toile et, à la fin du récit, aucun filon n’est laissé sans réponse. D’ailleurs, que dire de la fin qui est, encore une fois, surprenante!

Les bas

Je dois avouer, les trucs religieux, ce n’est vraiment pas mon fort. Les passages sur les prières, bien qu’accessibles, nécessaires et brefs, m’ont été un peu pénibles. On parle peut-être ici de 1% du livre, donc ça n’a pas eu tant d’impact sur mon opinion générale. On pourrait peut-être dire aussi que, puisque l’histoire se déroule le soir de l’Halloween, qu’il s’agit d’un cliché, mais en même temps, ce n’est pas gratuit et c’est aussi nécessaire à l’histoire. Ce n’est pas juste l’Halloween pour l’ambiance, mais ça sert à l’histoire. Alors, pour moi, ce n’est pas véritablement un point faible.

Appréciation générale

J’ai vraiment aimé ce récit; des rebondissements, une fin étonnante, une écriture efficace. Il s’agit réellement d’une excellente histoire d’horreur comme il s’en fait peu. C’est certain, je vous recommande chaudement ce livre ! Si vous voulez vous le procurer, c’est par ici !